Réseaux locaux, partage des ressources et des documents
[Matériels et connexions] [Protocoles] [Services et outils] [Architectures] [Travail de groupe]
Matériels et connexions
Cartes réseau
- types : paire torsadée, RJ 45, AUI
- débits : 10 Mb/s et 100 Mb/s
- adresse matérielle MAC unique
- installation physique et logicielle
Répéteurs et commutateurs
- répéteur ou concentrateur ou Hub : chaque paquet arrivé sur l'un des ports est
répété sur tous les ports du Hub ce qui charge inutilement le réseau
- commutateur ou Switch : chaque paquet arrivé sur l'un des ports n'est transmis que sur
le port hébergeant la machine destinataire du paquet
- modèles administrables par protocole Simple Network Managment
Protocol (SNMP)
- installation très simple, possibilité de chaînage, importance de l'emplacement
Câblages
- types de câblages :
- Fibre Optique : onéreux, délicat à installer, fragile, débits très importants,
réservé aux longues distances et aux hauts débits
- câble 4 paires dit "catégorie 5" : le standard, seules 2 paires sont utiles,
jusque 100 Mb/s
- paire torsadée : de moins en moins utilisé, peu pratique, attention aux coupures de la
chaîne et aux extrémités, 10 Mb/s
- baies de brassage : quasi indispensables pour bâtiments importants avec un grand nombre
de prises, onéreux, attention à l'emplacement et à l'évolutivité
- câbles "droit" et câbles "croisé"
Routeurs
- au niveau mondial : les routeurs sont à la base de toute l'architecture matérielle du
réseau Internet
- au niveau local : le routeur assure l'accès à Internet de tous les postes d'un réseau
local via un unique point de sortie
- types : Lignes Spécialisée (LS) ou
Réseau Numérique à Intégration de Services
(RNIS)
- paramétrage : très délicat même en utilisant un logiciel graphique de configuration,
à ne faire qu'en étant sūr de soi
- prépondérance de la marque CISCO
- existence de matériels regroupant les fonction de concentrateur et de routeur
Protocoles réseau
LAN, WAN et types de protocoles
- Local Area Network : réseau local à
un établissement, de quelques machines à plusieurs milliers connectées par des
concentrateurs ou des commutateurs mais, en général, pas de routeur ou de mécanisme de cloisonnement
des machines, toute machine du LAN peut "parler" à n'importe quelle autre
machine
- Wide Area Network : composé de
différents LAN interconnectés entre eux à l'aide de routeurs, un WAN n'est pas
obligatoirement géographiquement dispersé, Internet est un WAN au niveau planétaire
- protocole réseau : langage utilisé par les machines pour échanger des données
- deux grands types de protocoles :
- protocoles "non routables" de type NetBUI réservés aux LAN
- protocoles "routables" tels que TCP/IP, ATM ou Token-Ring pour les WAN donc
l'interconnexion de LANs
Protocole NetBUI
- protocole non routable donc réservé aux petits LAN de quelques
machines
- faibles performances et gros encombrement du réseau
- mise en service et paramétrage sont très simples : chaque machine possède
un nom et
est identifiée par ce nom
Protocole TCP/IP
- LE protocole de l'Internet
- principe : chaque machine est identifiée de manière unique sur
le réseau par son adresse ou numéro IP
- numérotation en quatre parties comprises en 0 et 255, par exemple : 194.214.253.235 ou
202.8.143.255
- classes : un paquet d'adresses
- réseau de classe A : 194.xxx.xxx.xxx (seul le premier chiffre est fixé : 255*255*255
adresses)
- réseau de classe B : 194.214.xxx.xxx (les deux premiers chiffres sont fixés : 255*255
adresses)
- réseau de classe C : 194.214.253.xxx (les trois premiers chiffres sont fixés : 255
adresses)
- adresses non routables : aucun routeur ne transmettra les paquets en provenance ou à
destination de ces adresses (donc réservés à l'usage interne du LAN) :
10.0.0.0-10.255.255.255 (tout un réseau de classe A) ou
172.16.0.0-172.31.255.255 (16 réseaux de classe B) ou 192.168.0.0-192.168.255.255
(255 réseaux de classe C)
- adresses routables : transmises sur Internet, attribuées au niveau mondial par les
autorités de régulation de l'Internet (INTERNIC)
- sous-réseaux ("subnet") : on peut "découper" un réseau en
sous-réseaux grâce au "masque de sous-réseau"
- mise en service : assez simple, ajouter le protocole TCP/IP dans les propriétés du
voisinage réseau
- paramétrage : de trés simple (simple attribution d'adresse par le serveur du
prestataire Internet) à plus complexe s'il faut paramétrer les serveurs dits DNS et la
passerelle (ou routeur)
Services et outils
Domain Name Service ou DNS
C'est le service Internet qui permet d'attribuer un ou plusieurs noms à une ou
plusieurs adresses IP. Par exemple, les noms www.upf.pf et
draco.upf.pf sont deux noms pour une même machine qui porte l'adresse 194.214.253.247. De
la même manière, le nom www.microsoft.com cache
plusieurs adresses IP et donc plusieurs machines. L'outil DOS nslookup
(non installé de manière standard) permet de résoudre les noms.
Outil ping
C'est un programme DOS qui permet de vérifier qu'une machine (représentée par son
nom ou son adresse IP) est bien "joignable" depuis une autre machine.
Outil tracert
C'est un programme DOS qui permet de suivre pas à pas le chemin Internet emprunté
entre deux machines.
Architectures des réseaux locaux
Partage de ressources et de fichiers
- partage de ressources : il s'agit de faire en sorte que plusieurs machines du réseau
puissent accéder à un même matériel. L'exemple typique et le plus utilisé est la
partage d'une imprimante physiquement connectée à une machine mais exploitable
par toutes
les machines du réseau. Notons que la dernière version de Windows 98 permet le partage
d'une connexion Internet (configuration un peu pénible tout de même !)
- partage de fichiers : permettre à d'autres machines d'accéder aux fichiers de votre
disque dur
Client serveur
- principe : architecture de type "étoile"; une machine est le serveur et
toutes les autres machines accèdent à ses ressources
- utilisation : c'est la notion de réseau la plus intuitive et la plus simple à gérer
puique tout est centralisé sur une machine unique
- serveur : c'est généralement une machine un peu plus "musclé" que les
autres mais pas obligatoirement. Elle utilise soit
- un système spécial (Windows NT 4.0 server par exemple) qui permet de gérer finement
les droits de chaque machine ou chaque utilisateur sur chaque ressource
- un système classique (Windows 95/98) permettant peu de contrôle sur les accèes aux
ressources
- mise en uvre : relativement simple si la couche réseau de toutes les machines est
bien configurée
- protocole utilisé : NetBUI ou TCP/IP
Point à point
- principe : toute machine du réseau peut mettre à disposition des ressources ou des
fichiers
- utilisation : un peu plus délicate compte tenu du grand nombre de machines pouvant
être "serveur" mais gérable
- mise en uvre : chaque machine doit être parfaitement identifiée
ainsi que les ressources qu'elle partage
- protocole utilisé : NetBUI ou TCP/IP
Travail de groupe
Groupes de travail
Chaque machine est déclarée dans un groupe de travail (propriétés du voisinage
réseau) et ne voit apparaître directement dans "voisinage réseau" de
l'explorateur Windows que les machines de son groupe de travail. Les machines d'autres
groupes situées dans le même LAN sont toutefois accessibles via le "réseau
global" de ce même explorateur Windows.
Partage de fichiers et répertoires
- partage de répertoire : rien de plus simple si la couche réseau est bien configurée
(onglet "partager" des propriétés du répertoire)
- droits des utilisateurs distants : lecture seule, accès complet ou accès complet avec
mot de passe
- partage de fichiers : cette notion n'existe pas directement dans les réseaux Microsoft
"classique", on ne peut que partager un répertoire contenant un ou plusieurs
fichiers qui se trouve par la même partagés avec les droits donnés au répertoire qui
les contient
Méthodes de travail
- duplication : c'est la méthode la plus simple mais aussi la moins fiable et la plus
dangereuse, les exemplaires se multiplient et personne ne sait plus ou il en est. La
duplication demande une très sérieuse dose de rigueur de tous les intervenants et est
certainement à déconseiller au moins dans un premier temps
- travail synchronisé sur un même fichier : le fichier n'existe qu'en un unique
exemplaire et les différents intervenants le modifient directement sur le serveur
- travail simultané : en général, il existe un mécanisme de verrouillage
empêchant la modification simultanée d'un document par différents intervenants
- révisions : les logiciels tels que Word permettent de visualiser aisément (code de
couleurs) les modifications intervenues sur un document
- synchronisation de documents : des outils tels que le "Porte Documents",
l'utilitaire "Windiff" ou d'autres logiciels spécialisés permettent de gérer,
ou pour le moins, de visualiser les différence entre deux documents
Copyright 2000 : Patrick Capolsini (patrick.capolsini@upf.pf)